Faut il un big bang au PS?
Faut-il un big bang au PS ?
Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova, très impliqué dans la rénovation du Parti socialiste, et le professeur Jean-Marie Demaldent, spécialiste de l’histoire des idées politiques à l’université Paris X, échangent leurs regards sur la refondation en cours du PS. Si Olivier Ferrand pense qu’il faut un « véritable big bang » à gauche, Jean-Marie Demaldent est plus mesuré.
Jean-Marc Ayrault réélu président du groupe PS à l’Assemblée
Le député-maire de Nantes remettait en jeu son mandat face à la candidature inattendue d’Arnaud Montebourg.

Jean-Marc Ayrault (Reuters)
Le député-maire socialiste de Nantes, Jean-Marc Ayrault, a été réélu, mardi8 juillet, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, un poste qu’il occupe depuis 1997, a-t-on appris dans son entourage.
Le député-maire de Nantes remettait en jeu son mandat face à la candidature inattendue d’Arnaud Montebourg. Il avait tenu à rappeler que c’est à son initiative que la présidence du groupe est désormais remise en jeu chaque année.
Le PS décide de voter contre la réforme des institutions
Cette décision a été prise à l’unanimité. Plus tôt dans l’après-midi, François Fillon avait mis en garde contre « un statu quo pour de longues années » si la réforme n’était pas adoptée.

François Hollande (Reuters)
Le Bureau national du PS a décidé, mardi 8 juillet, à l’unanimité, de voter contre le projet de réforme des institutions en discussion à l’Assemblée nationale, a annoncé à l’AFP le secrétaire national chargé des institutions, André Vallini.
Le sujet était à l’ordre du Bureau national (Parlement) du PS, réuni Rue de Solférino.
« Cette réforme n’aura été faite que par le pouvoir, pour le pouvoir et pour assurer le maintien au pouvoir du pouvoir », a affirmé de son côté, à l’Assemblée nationale, Arnaud Montebourg, chef de file des députés PS sur la réforme des institutions.
« C’est la raison pour laquelle nous vous la laissons (…) Nous vous avons tendu la main et présenté nos revendications. Nous n’avons reçu en échange que des fins de non-recevoir », a lancé le député de Saône-et-Loire au Premier ministre.
Le dépôt des contributions, premier acte du PS vers le congrès de Reims

Le congrès de Reims qui doit, dans quatre mois et demi, désigner le successeur de François Hollande © DR
Les choses sérieuses commencent. Le Conseil national du PS se réunit mercredi à Paris pour enregistrer les contributions des ténors du parti, exercice obligé avant la recherche d’alliances pour le congrès de Reims qui doit, dans quatre mois et demi, désigner le successeur de François Hollande. Présidentiables, chefs de courants, barons locaux ont pris la plume, publiant au total une quinzaine de contributions générales, avançant analyses et propositions, mais aussi alignant les signatures de leurs soutiens respectifs pour montrer leurs muscles.
Les revenants de la « dream team », par Michel Noblecourt
Ils étaient les figures emblématiques de la « dream team », cette marque de fabrique du gouvernement de Lionel Jospin en 1997. Lieutenants du pilote de Matignon, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, rivaux mais complémentaires, ont mis en musique, avec succès, ses réformes. Ils ont aujourd’hui, en commun, d’avoir mal vécu l’élection présidentielle de 2007, d’avoir vu dans la candidature de Ségolène Royal un accident de parcours dont il faudrait vacciner le Parti socialiste pour le préserver d’une récidive. D’une rechute. Les revenants de la « dream team » ont repris le sentier de la guerre pour empêcher, à tout prix, l’usurpatrice de s’emparer du PS et de s’imposer en candidate naturelle pour 2012.